Il faut rétablir la demi-part fiscale pour les veuves, c’est une vraie question de justice sociale car, que nous sachions, personne ne décide d’être veuve! En 2008, le gouvernement Fillon a décidé la suppression progressive de la demi-part de quotient familial accordée aux parents isolés (appelée “demi-part des veuves”) destinée aussi bien aux parents veufs, divorcés ou célibataires. De 855€ d’avantage fiscal en 2010, la réduction d’impôt a disparu en 2014. Résultat: beaucoup de retraités en ouvrant leur déclaration d’impôt ont eu un choc ! 3,6 millions de contribuables sont concernés par la suppression de la demi-part des veuves selon le principal syndicat des impôts. Ce n’est pas une paille !
La semaine dernière, 29 parlementaires ont interpellé le Gouvernement pour réclamer le rétablissement de la demi-part fiscale pour les personnes veuves. Sans résultat malheureusement. Mais ce sont les 577 députés qui auraient du, toutes tendances confondues, se battre pour rétablir cette mesure de justice et d’équité. Ce n’est pas une question de gauche ou de droite que de défendre ces personnes qui n’ont pas demandé d’être veufs !
N’oublions pas que le gouvernement a rajouté une couche avec la fiscalisation de la majoration de 10 % des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants. Souvent ce sont les mêmes personnes, c’est donc la double peine !
Première conséquence, de nombreuses personnes voient leurs impôts sur le revenu augmenter mais cela affecte aussi la non-imposition de la taxe d’habitation, de la taxe foncière, de la CSG à taux réduit et de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie. Cela fait beaucoup, non?
Ainsi, une retraitée du Calvados a vu son impôt foncier passer de 215 € en 2014 à 1 322 € cette année. Soit 615 % d’augmentation.
Même si une opérette de Franz Lehár s’intitule “la veuve joyeuse” nous doutons que les veuves françaises gardent le sourire avec de telles mesures !